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 Bill Graham Presents

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vincent
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MessageSujet: Bill Graham Presents   Lun 13 Fév 2012, 1:15 pm




Voici une "biographie" absolument essentielle.

Déjà, il faut le souligner les Editions Le Mot et Le Reste nous gratifie toujours de pépites!!! Et là on obtient un joyau... Un must Have!!!! Intéressant de bout en bout. Biographie... Pas tout à fait. Je dirais témoignages... On suit au fil des pages la vie de Bill Graham de ses premiers pas dans l'allemagne nazie jusqu'à sa fin tragique en passant par bien entendu les aventures fillmoresque!!!

Lui par de lui... Ses amis, ses "ennemis"...etc. On parle du San Francisco de la belle époque... etc...


Vraiment si vous ne l'avez pas... Déjà l'autoflagéllation est obligatoire. Et après et seulement après courrez l'acheter de suite!!!!!

C'est un ordre!!!!
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Lun 13 Fév 2012, 1:47 pm

Je l'ai acheté à sa sortie il y a quelques mois et je ne l'ai toujours pas lu. Mr. Green Bon, c'est sûr que ça ne peut pas être sans intérêt.

Oui, l'éditeur de ce bouquin a sorti des trucs intéressants comme Hard'n'heavy 1966-1978, Hammer of the Gods, la réédition de En route pour Woodstock ou de STP, Exile on Main Street pour ceux que j'ai aimé. Plus des essais sur la musique qui donnent envie. Et aussi San Francisco, l'utopie libertaire des sixties.
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dcm890
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Lun 13 Fév 2012, 5:59 pm

je viens d'aller faire un tour sur le site de l'éditeur , pas mal de choses interressantes , merci du tuyau !
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Alain
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Lun 13 Fév 2012, 6:35 pm

Merci, Vincent. je commande le bouquin demain chez mon libraire.
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Lun 13 Fév 2012, 9:53 pm

Alain a écrit:
Merci, Vincent. je commande le bouquin demain chez mon libraire.
Alain, je t'avais envoyé un mms de la couverture après l'avoir acheté... Crying or Very sad
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Alain
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Mar 14 Fév 2012, 5:41 am

Sunshine Daydream a écrit:
Alain, je t'avais envoyé un mms de la couverture après l'avoir acheté... Crying or Very sad
Oui, Sunshine. Mais je n'ai pas encore acheté le bouquin, car j'ai déjà une tonne de livres en attente. Mais je vais le faire aujourd'hui.

Bonne journée. Wink
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jpo
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Mer 15 Fév 2012, 10:28 pm

Alain a écrit:
Sunshine Daydream a écrit:
Alain, je t'avais envoyé un mms de la couverture après l'avoir acheté... Crying or Very sad
Oui, Sunshine. Mais je n'ai pas encore acheté le bouquin, car j'ai déjà une tonne de livres en attente. Mais je vais le faire aujourd'hui.

Bonne journée. Wink

..... si vous ne les avez pas encore l.

Grateful Dead et Oh Hyppie days par Alain Dister
65/69 les annees psychedeliques
The Dead par Hank Harrison en Anglais
compilation des relix -RELIX THE BOOK- livre recent sur Amazon
Grateful Dead: The Music Never Stopped, Blair Jackson, 1983
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dcm890
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Ven 17 Fév 2012, 4:32 pm

je l'ai reçu ce matin , pratique et rapide d'etre dans la meme ville que l'éditeur , bon j'ai la grippe et presque 39 de fievre : pas envie d'ouvrir un bouquin mais je sens que je vais m'avaler ça sous peu !

de plus l'éditeur a pas mal de choses interréssantes , ça fait plaisir de voir qu'il existe autre chose qu'hachette ou la fnac !
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Dim 20 Mai 2012, 7:29 am

J'ai profité de mes vacances pour lire le gros bouquin sur Bill Graham qui m'a beaucoup intéressé. C'est un verbatim : les paroles des gens interviewés sont citées tel quel (réécrites quand même...) et l'histoire se déroule au fil des points de vue des uns et des autres. Ce qui peut amener des avis très différents sur un même événement, la vérité historique n'existant pas. C'est BG qui se taille bien sûr la part du lion.

Sur ce livre de 800 pages, les 500 premières sont les plus intéressantes car elles racontent la vie de BG jusqu'à la vente du Winterland. Après, il devient promoteur de tournées "de stades" pour les groupes devenus divas imbuvables et bardées de contrats, ce qui tient plus du cirque (la STP 1972 des Stones) et du fait divers (Oakland 1975 avec l'entourage violent et écoeurant de Led Zeppelin, qui croyait à une totale impunité en jetant des billets de 1 000 dollars à la figure des gens qu'il venait d'humilier ou de tabasser) que de l'intérêt pour la musique.

Déjà, BG était moyennement passionné par le rock, mais surtout par la musique latino. En passant, c'est d'ailleurs pourquoi il a poussé le jeune Santana, adepte des premières heures du Fillmore, à développer son groupe de fusion. Mais avant, il y eut son enfance en Allemagne nazie, la mère qui disperse ses enfants pour simplement qu'ils survivent avant qu'elle ne disparaisse à Auchswitz, son passage en France pendant deux ans (BG parlait français !) puis l'embarquement pour NY et la découverte de ses qualités d'organisateur, que ce soit pour des parties de cartes ou autres. Comme dans la bio de Lennon par P. Norman (2010), j'ai trouvé ces pages "hors personnage public" passionnantes et émouvantes. Et j'y ai appris des choses.

Comme j'ai appris qu'il y avait eu deux Fillmore à San Francisco : le Fillmore Auditorium de décembre 1965 à juillet 1968 et le Fillmore West, ex-Carrousel Ballroom, jusqu'en 1971, les tensions raciales nées après l'assassinat de Martin Luther King ne garantissant plus la sécurité des spectateurs, majoritairement blancs, du premier Fillmore situé dans un quartier noir de SF.

BG, qui avait senti dès 1965 l'attente du jeune public à l'orée de l'explosion psychédélique en organisant des benefit concerts à succès pour la Mime Troupe, était un producteur à l'ancienne, colérique, qui voulait faire de l'argent et s'occupait de chaque détail, passait son temps à bosser, avait un caractère de cochon, l'injure et le haussement de voix faciles, mais respectait le public qu'il voulait accueillir dans de bonnes conditions (même s'il bourrait quand même les salles au-delà de la limite autorisée...) et faisait en sorte que les artistes soient dans les meilleures conditions pour jouer.

De plus, il les payait rubis sur l'ongle, ce que Chet Helms, son concurrent englué dans l'utopie hippie, n'a jamais réussi à faire : à l'Avalon Ballroom, la moitié de la salle connaissait truc qui connaissait machin qui connaissait le cousin de John Cippolina et entrait gratos; du coup, il restait des clopinettes pour les groupes une fois le concert achevé. Alors que BG était intransigeant sur le sujet (tout le monde devait payer !), chassait lui-même les resquilleurs et un face-à-face entre lui et le chapitre new yorkais des Hell's Angels au Fillmore East, venu sans l'intention de passer à la caisse, est assez impressionnant, BG prenant une chaîne en pleine figure qui le fait saigner et continuant à toiser les bikers, qui rebroussent finalement chemin.

BG ne prenait pas de drogues. Seul le GD a réussi une fois à lui refiler de l'acide à son insu et il a simplement joué du bongo toute la nuit... Laughing C'était un pro, pas particulièrement sympathique mais loyal et droit, ne lésinant pas sur les concerts de soutien et qui lâchera ses salles l'une après l'autre, écoeuré par la dérive des exigences des managers : The Band, qu'il a lancé sur scène, qui demande des sommes astronomiques pour jouer à NY ; ces odieux connards de CSN&Y, imbus de leur personne, aux égos surdimensionnés, sexistes, qu'il fallait supplier pour faire un rappel (scène choc où BG passe des billets sous leur porte de loge fermée pour que ces grands artistes, mais êtres humains piteux, daignent revenir honorer le public qui les acclament depuis plus d'un quart d'heure) ; et les Grace Slick et cie, pas toujours "hippie spirit".

BG a constaté rapidement le passage du public venu pour écouter de la musique et juger sur pièce au public qui vient simplement pour voir les stars, acclamées juste pour leur présence même s'ils donnent un mauvais concert. Phénomène qui perdure malheureusement aujourd'hui...

Le bouquin nous fait revivre, côté coulisses, toute cette époque à jamais révolue. On y parle de Monterey, d'Altamont, des salles et de groupes mythiques, mais sans fascination et sans magnifier un passé pas toujours rose (par exemple, l'arrivée de l'ABB à NY et le mépris auquel ils ont droit, moqués car "culs terreux"). J'ai aimé ce livre, lu compulsivement malgré sa grosse pagination et, si vous êtes fasciné culturellement par ces années-là, je vous le conseille.

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Alain
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Dim 20 Mai 2012, 7:59 am

Merci, Sunshine, de nous avoir fait partager un peu de ta lecture.

Ce livre attend sur ma table de chevet, parmi beaucoup d'autres. Je lis peu de livres depuis quelques mois, mais je vais mettre celui-ci au-dessus de la pile, et peut-être le lirai-je moi aussi pendant mes vacances, le mois prochain.
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Dim 20 Mai 2012, 8:28 am

Alain a écrit:
Ce livre attend sur ma table de chevet, parmi beaucoup d'autres. Je lis peu de livres depuis quelques mois, mais je vais mettre celui-ci au-dessus de la pile, et peut-être le lirai-je moi aussi pendant mes vacances, le mois prochain.
Moi, c'est pareil : en tant que loisir, je ne lis plus beaucoup depuis un an environ alors que j'ai dévoré des centaines (milliers ?) de bouquins depuis la découverte de Sur la route de Kerouac vers 1977... Les romans me tombent des mains, j'en ai trop lu et je suis blasé.

Là, un regain d'intérêt se manifeste avec les bouquins sur la musique et la culture "jeune", dans la période qui m'intéresse (1965-1974, en gros), favorisé par les nombreuses sorties en français (je suis de plus en plus fainéant pour lire l'anglais... Crying or Very sad ). Même un livre grand public comme celui-là :


m'a plu. Bien documenté, assez pointu car s'adressant à des lecteurs déjà instruits sur le sujet mais sans référence chiante, plein d'anecdotes (certaines connues, d'autres moins), on ne m'a pas fait un cadeau empoisonné... Mr. Green (ce qui arrive quand les gens, pleins de bonne volonté, veulent me faire une surprise, que ce soit livre ou musique).

Et j'ai enfin lu l'histoire complète (20 pages grand format, en anglais) du groupe américain dont la discographie (6 albums) et le mystère m'ont toujours fasciné : le West Coast Pop Art Experimental Band. Leur bio, pleine de photos inédites et de détails passionnants, est parue dans une anthologie annuelle du fanzine anglais Shindig! :


C'est bizarre cette nostalgie pour des événements pas vécus, non ? Laughing

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Cyril
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Lun 21 Mai 2012, 7:24 pm

Le petit article sur Graham que j ai ecrit y a un moment.

Né en 1931 à Berlin, de son vrai nom Wolfgang Grajonza, d’origine juive, le futur Bill Graham fuit grâce à un orphelinat l’Europe occupée. Apres plusieurs étapes européennes et en Afrique, il arrive à New York. Il grandit dans le Bronx, s’intéresse au sport et fait divers petits boulots ; c’est à cette époque qu’il change de nom. Il part ensuite pour la guerre de Corée et passera 2 fois en cour martiale pour insubordination. Durant les années 50, il s’essaye comme acteur, mais en vain. Au début des années 60, il part pour San Francisco. Dans un premier temps, il y travaille dans les bureaux, mais décide de se lancer dans les affaires. Vers 1965, il devient manager de la Mime Troupe, une troupe de théâtre aux discours orientés vers la politique et les droits civiques. Petit à petit, il organise quelques concerts. C’est ainsi qu’il tombe dans le rock and roll. Son premier gros coup, il le réalise avec le Paul Butterfield Blues Band. Bill s’arrange avec l’un de leurs agents et récupère la promo du groupe pour quelques dates. Le manager sortant, plutôt en rogne, demande à Bill comment il s’y est pris. Ce dernier lui répond tout simplement : « Je me suis levé tôt ».

Dans le San Francisco de 1967, le rock est dans tous ses états, et Bill fait régulièrement monter sur scène les Quicksilver Messenger Service, Grateful Dead et Jefferson Airplane. Il commence alors à se faire connaître. Il abandonne en 1968 son Fillmore Auditorium (Fillmore St, Geary Blvd, San Francisco) pour prendre en gestion l‘ex Carrousel Ballroom ( Market St, Van Ness Ave San Francisco) qu’il rebaptise Fillmore West et, dans la foulée, reprend un vieux cinéma qui devient le Fillmore East ( 2nd Ave, 6th St, New York). C’est l’époque des belles affiches, celle où les dessinateurs reproduisent les visions perçues sous acide, les petites salles combles, l’ambiance incroyable d’être à 2 mètres des artistes, etc.

Bill a toujours eu le nez creux pour dénicher des groupes inconnus et pour monter des affiches avec des artistes de styles plus ou moins divergents, comme Santana ou Blue Cheer ouvrant pour Ravi Shankar. Le bureau de Bill à New York est un incontournable lieu de passage pour les businessmen qui sont en ville, et les affaires vont bien. Bill possède aussi depuis 1967 une ancienne patinoire, le Winterland (Post St, Steiner St, San Francisco). Sa réputation n’est plus à faire, Graham est dur en affaire, inflexible, mais loyal et juste. Les lendemains de concerts, il fait systématiquement son compte rendu : « ce projecteur déconne », « la bière était trop chère » ou « les sandwichs n’étaient pas bons ». Les affiches mentionnant « Bill Graham Presents » font venir beaucoup de monde ; ses concerts sont réputés et il va parfois jusqu’à faire jouer des grands groupes sous des noms d’emprunt. Le plus beau compliment qu’on lui ait fait sera pendant un concert de Cream. Bill est aux toilettes, entouré par deux types aux urinoirs qui ne le reconnaissent pas. L’un d’eux demande : « Au fait, qui est-ce qui joue ce soir ? » et l’autre répond : « Je ne sais pas, mais quelle est la différence, c’est le Fillmore ».

Bill Graham a une tradition, c’est le concert du nouvel an avec le Grateful Dead. Il endosse le rôle de Father Time, se déguise et assure le décompte des secondes avant minuit et le coup d’envoi du concert. Une chose qui lui tient encore plus à cœur sont les concerts caritatifs ; il se démenait pour faire venir des artistes et tout organiser rapidement, défendait des associations, récoltait des fonds pour l’aide d’un quartier etc. Graham organisera des centaines de concerts de ce type.

En 1971, il décide de fermer les deux Fillmore, se rendant tristement compte que les groupes préfèrent donner un concert date en plein air et gagner autant d’argent qu’en jouant trois soirs au Fillmore.

Les années 70 sont là, mais ce n’est plus le Summer of love. Bien des choses ont changé, mais Bill, lui, ne change pas. Il vire lui-même les fauteurs de troubles, défend les artistes, fait toujours ouvrir des grands noms par des petits. En 73, à un concert du Dead, la foule s’impatiente dehors et commence à enfoncer les portes. Graham sort voir ce qui se passe, et un fan lui crie : « Hey capitaliste ! ». Bill s’approche du gars, puis lui déchire sa place de concert et lui jette un billet de 20 dollars à la figure.

Graham produira les Stones en 72, fera venir 600 000 personnes à Watkins Glen pour acclamer The Band, les Allman Brothers et le Grateful Dead en 73, la tournée des stades de Crosby, Stills & Nash en 74, le fameux Last Waltz de The Band en 76 à Winterland. Bill Graham doit d’ailleurs fermer le Winterland (bâtiment trop vétuste) le 31 décembre 78, et il assurera le petit déjeuner pour les 5000 spectateurs. Les années 80 s’enchaînent, il organise l’US festival en 82 avec Steve Wozniak d’Apple, le Live Aid américain en 1985. Le 25 octobre 1991, alors qu’il est en déplacement pour organiser un concert pour les victimes d’incendies de forêts, son hélicoptère est pris dans un orage et percute un pylône.

Le 3 novembre, un concert est organisé pour sa fondation : Aaron Neville, Santana, Grateful Dead et Crosby, Stills, Nash & Young, entre autres, font le déplacement.

Aujourd’hui, le Winterland a été rasé, le Fillmore East, partiellement détruit : la partie qui subsiste héberge une banque. Il y a bien une salle à son nom à San Francisco, mais Bill Graham nous a surtout laissé un gros héritage.

Vers 2002, ses archives, éparpillées un peu partout dans le pays, ont commencé à être regroupées. Surprise ! Bill Graham gardait tout : affiches, tickets de concert, t-shirts, photos… Des enregistrements audio et vidéo rares ont ainsi été retrouvés. Tout est là, conservé pendant 30 ans et en excellent état, estimé à 5 millions de dollars. Mais au delà de ces biens matériels, on a tous un concert, une performance mémorable qu’on adore, au Fillmore ou au Winterland. Bill Graham était apprécié des artistes qu’il faisait jouer, et sur scène, ces derniers le lui rendaient.


Cyril



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Michel
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Lun 21 Mai 2012, 8:32 pm

J'ai acheté aussi le bouquin de Bill Graham, je viens de le commencer, le début parle de son en enfance en EUROPE, de la guerre... Bien fait avec les témoignages qui se succèdent....
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Mar 22 Mai 2012, 7:19 am

Cyril a écrit:
Le petit article sur Graham que j ai ecrit y a un moment.
Très bien, très fidèle à ce que j'ai perçu. Et je me demandais d'où venait tout ce verbatim de BG : j'ai maintenant l'explication. cheers
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Alain
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Mar 22 Mai 2012, 9:37 am

Effectivement, très bon article, Cyril. Je vais l'imprimer et l'archiver dans mon exemplaire de Bill Graham Présente.
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vincent
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Mar 22 Mai 2012, 12:11 pm

Pour les archives de Bill Graham, peut-être il y en a encore qui ne connaissent pas ce site pourtant essentiel
http://www.wolfgangsvault.com/

Des milliers et des milleirs d'heures de shows audio et vidéo, des tshirts...etc, etc, etc...


Un caverne aux milles trésors!!!
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Garcia44
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Mar 29 Mai 2012, 11:28 am

Je suis en pleine lecture du bouquin sur Graham "une vie rock'n'roll" et je partage pleinement les avis précédents : c'est du très bon. Chose rare, il est en français. Chose encore plus rare, il est relativement bien écrit (même s'il y a des petits ratés de traduction).
Ce qui me plait, ce sont les témoignages des gens qui ne pouvaient pas l'encadrer (à l'époque), recoupés avec d'autres plus bienveillants, qui permettent d'avoir non pas la vérité (qui n'existe pas) mais UNE vérité (celle du ressenti et de l'ambiance des évênements racontés).
On n'apprend pas grand chose de neuf sur l'époque (le pseudo-"esprit hippie", vaste fumisterie d'hypocrisie et de faux-semblants) mais beaucoup sur les acteurs de l'époque. BG était peut-être finallement un des rares vrais hippies du SF de l'époque : il utilisait le système pour que lui et les groupes en tirent vraiment profit, de manière pragmatique. Je pense que c'est pour ça qu'au final il a gagné le respect de tous (mais pas forcément l'amitié).
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Sam 02 Juin 2012, 1:15 pm

Cyril a écrit:
Le petit article sur Graham que j ai ecrit y a un moment.

Né en 1931 à Berlin, de son vrai nom Wolfgang Grajonza, d’origine juive, le futur Bill Graham fuit grâce à un orphelinat l’Europe occupée. Apres plusieurs étapes européennes et en Afrique, il arrive à New York. Il grandit dans le Bronx, s’intéresse au sport et fait divers petits boulots ; c’est à cette époque qu’il change de nom. Il part ensuite pour la guerre de Corée et passera 2 fois en cour martiale pour insubordination. Durant les années 50, il s’essaye comme acteur, mais en vain. Au début des années 60, il part pour San Francisco. ..
Cyril


Cette époque est (très) bien vue par "Emmett Grogan" - Ringolevio (Flammarion poche) ! Indispensable, car un autre point de vue sur cette époque épique (Grogan est le qusi-fondateur de la Mime Troupe, je crois)...























































































































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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Sam 02 Juin 2012, 1:42 pm

chris chalmers a écrit:
Cette époque est (très) bien vue par "Emmett Grogan" - Ringolevio (Flammarion poche) ! Indispensable, car un autre point de vue sur cette époque épique (Grogan est le qusi-fondateur de la Mime Troupe, je crois)...
EG a fait partie de la Mime Troupe, mais il a surtout fondé les Diggers dont il était le leader, même si, au moyen d'une dialectique fumeuse, ceux-ci n'avaient ni dieu ni maître...

Ringolevio est un super-bouquin, qui parle effectivement du SF 1966-67 de l'intérieur, mais la seule édition disponible actuellement est en Gallimard Noire, assez chère, dans une retraduction de 1998, avec une couverture débile (deux gosses avec un flingue Rolling Eyes ). Perso, j'ai gardé mon vieux bouquin Flammarion de 1973 et on doit trouver l'édition poche d'occase pour pas bien cher.
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stonefree
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Sam 01 Sep 2012, 9:05 am

Voici une interview de Bill Graham (BEST No36-Juillet1971),
qui va bien avec le livre de Greenfield, que j’ai lu en 15 jours cet été...Le parcours aux forceps de cette personnalité incroyable électrise littéralement, tant sa ferveur et la foi en lui-même est communicative
...Au bout de ces copieuses 800 pages.
Mon livre de l'année!







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Captain Trip
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Lun 03 Sep 2012, 8:04 am

Un grand merci pour cette interview.
Les questions de Lavignes sont parfois très connes, il veut provoquer et faire son malin. On sent qu'à la fin cela énerve Graham et il finit par lui rentrer dedans à propos de Woodstock "Qu'est-ce que vous savez de Woodstock ? Vous y étiez ?". Et puis ce parti prit qu'il a de présenter Graham comme un "despote". D'accord il avait son caractère et était hargneux en affaires mais c'était pas un dictateur non plus ! D'ailleurs ceux qui ont travaillés pour lui ont toujours dit que c'était un homme parfois ferme mais juste.

J'adore quand Graham dit "on me présente comme un sale capitaliste, alors que c'est les groupes qui veulent jouer moins et gagner plus !" C'est un bon résumé de la situation à l'époque du déclin des Fillmore. Plus rentable et moins "éprouvant" de jouer un concert dans un stade plein à craquer que de faire le week-end au Fillmore avec 2 sets par soirs.

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stonefree
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Lun 03 Sep 2012, 12:33 pm

Merci. Pour l'introduction de l'interview, je pense que c'est les mecs de Best, et non Lavignes, qui traitent Bill Graham de "despote" et atteint d'un "égocentrisme forcené", bien d'accord avec toi, ça m'a heurté aussi, quand on pense au soin que prenait Bill Graham pour que le public et les artistes se sentent bien. Les questions de Lavignes sont bien françaises, dans l'air du temps (1970), Mais Graham prévient; "...Si vous me dites sale capitaliste, je vous mets mon poing sur la figure".
Mais il n'est pas question de fermeture des Fillmore dans l'interview, et puis comme Graham parle d'Hendrix, il n'est pas encore mort (18/09/1970, oups j'avais 18 ans...) Et puis rares devait être les français vivant à San Francisco à cette époque, hormis justement Lavignes et...Alain Dister.
Et puis "Live at Fillmore", label de qualité, j'achetais direct, je pense à mes premiers vinyles; le Live de Kooper & Bloomfield, "Happy Trails" du Quicksilver et bien-sûr le "Live Dead"...
Il faut voir aussi ce que Jerry Garcia pense de Bill Graham (interview de Mars 1971, Sacha Reins), "...Sur le plan émotionnel , nous sommes presque des frères...bien que sa personnalité soit très difficile, c'est quelqu'un qui est très sensible et foncièrement honnête"
Et puis j'ai pensé que ce que dit Bill dans l'intervew en 1970, correspond vraiment avec le Bill Graham du livre de Greenfield, j'ai vraiment été cartonné après la lecture des 800 pages, à un tel point qu'il est difficile pour moi d'ouvrir un autre livre après celui là.
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Captain Trip
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Lun 03 Sep 2012, 2:19 pm

Oui, être programmé au Fillmore était un honneur et un signe de succès pour la grande majorité des groupes. D'ailleurs, avant 1971, un arrêt pour les Fillmore étaient presque obligatoire quand des groupes anglais ou étrangers tournaient aux USA (les Who, Led Zeppelin, les Yardbirds, Cream, King Crimson etc...)
Et la mention "live at the Fillmore" était évidemment un gage de qualité comme tu le dis. Même en bootlegs, c'est assez rare de tomber sur des concerts au Fillmore bof bof ou mauvais. C'est peut être dut à l'atmosphère particulière de la salle.

Par contre c'est vrai que les concerts devaient être épuisants. Pete Townshend avait raconté qu'une fois ils ont dut jouer trois fois en une seule journée : un Early Show à 16h, puis deux Late Show à 20h et 23h. Bon les concerts en général étaient écourtés (un Set durait rarement plus d'une heure). C'est Graham aussi qui avait mit au pied le système de "scène sur roulette" pour pouvoir installer et débarrasser plus rapidement le matériel entre les groupes.
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Mar 04 Sep 2012, 5:46 am

Oui mais Pete Townshend avait l'air d'être très ami avec Bill Graham, qui adorait les Who, de même que le Grateful Dead qu'il considérait comme l'un des meilleurs groupes du monde...Le Dead d'ailleurs qui ne se gênait pas (les Allman Brothers également) pour jouer certaines soirées, jusqu'aux premières lueurs de l'aube au Fillmore!
Et puis tiens, en parlant du Fillmore, voici le programme des Fillmore de San Francisco:
Le Fillmore Auditorium du 6 Novembre 1965 au 4 Juillet 1968 puis le Fillmore West du 5 Juillet 1968 au 4 Juillet 1971.





















Voilà tous les concerts des 2 Fillmore de San Francisco.



Bill & David Graham en 1971.


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vincent
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   Mar 04 Sep 2012, 6:48 am

Superbe trouvaille!!!!

Merci pour le partage.
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MessageSujet: Re: Bill Graham Presents   

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